La presse en parle

Les inscriptions pour participer à l'Odyssée de la culture, la marche inaugurale du Louvre-Lens, sont ouvertes

Par La Voix du Nord pour La Voix du Nord, Publié le 17/06/2012

 

 | RENDEZ-VOUS | Malgré des incertitudes persistantes sur le plan financier, l'Odyssée de la culture, cette marche inaugurale reliant le Louvre parisien au Louvre lensois, devrait bien avoir lieu.voix.png

Tels des messagers, les marcheurs transporteront un objet du Louvre-Paris à Lens.PHOTO D.P.

Du 21 novembre au lundi 3 décembre, une douzaine de marcheurs s'élanceront à l'assaut de 365 kilomètres traversant en treize étapes, trois régions, sept départements, 120 communes. Pour soulager leurs jambes et enrichir le projet d'une dimension culturelle, ils se feront les ambassadeurs du Louvre-Lens dans près de 170 sites touristiques (du musée de la Renaissance du château d'Écouen au musée Condorcet de Ribemont, en passant par le Familistère de Guise).

 

De ses propres ailes

Initialement portée par l'association Louvre-Lens (A2L), l'équipe en charge du projet a fondé en février sa propre association, soutenue de près par la Fédération française de randonnée. Trop jeune pour jouir déjà d'une visibilité, l'association compte sur la fédération pour obtenir des subventions auprès du Département et de la Région. Si la majeure partie du budget nécessaire à l'organisation d'un tel événement (évalué à 62 000 E) est réunie, il manquerait encore quelque 22 000 E. Un appel à de nouveaux sponsors a donc été lancé.

Un camping-car fourre-tout

Chacun des marcheurs est d'ores et déjà assuré d'avoir son équipement (deux tenues, l'une sèche, l'autre sur le dos).

Ils seront hébergés chez l'habitant ou dans les salles des fêtes mises à disposition par les communes. Un camping-car les suivra sur toute la distance, servant à la fois d'infirmerie et d'office de tourisme mobile. Il transportera en effet d'étape en étape une mini-expo sur le Louvre-Lens et des documents vantant les autres curiosités du bassin minier.

L'arrivée à Lens est fixée le 3 décembre, veille de l'inauguration du musée. « On nous a dit qu'arriver le 4 serait très compliqué étant donné la présence de personnalités officielles (NDLR, à commencer par le Président de la République François Hollande). Nous n'aurions pas eu accès au Louvre-Lens. Nous arriverons donc le 3, sur la place Jean-Jaurès, qui est hors périmètre de sécurité. Xavier Dectot (NDLR, le directeur du Louvre-Lens) nous a assuré qu'il nous accueillerait cependant à proximité du Louvre-Lens lors de notre passage », a expliqué Jean-Jacques Labaëre, l'initiateur de cette odyssée. Les étapes seront ouvertes aux marcheurs de tous horizons et les inscriptions sont d'ores et déjà possibles par le biais du site internet.

• M. L.

Adresse du site internet : http ://odysseedelaculture.e-monsite.com. 3 E l'inscription.

La Voix Du Nord

 


par l'echo 62

Paris – Louvre – Lens 2012
« L’Odyssée de la culture » ça use énormément

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À entendre Jean-Jacques Labaëre, inventeur permanent, le projet semble partir dans tous les sens. Il part surtout en direction du Pas-de-Calais, de Lens en particulier. La « Marche inaugurale » Paris – Louvre – Lens, comme l’ont baptisée les étudiants de l’université d’Artois, s’adresse aux personnes greffées ou diabétiques, aux élus, aux VIP, aux accidentés de la vie, aux randonneurs, aux athlètes, aux étudiants… Enfin… à tous ! C’est le vœu de l’initiateur de l’événement. La marche sera populaire afin de permettre à chacun de se sentir plus concerné par l’arrivée du Louvre à Lens, le 4 décembre 2012.

En 2008, avec deux copains, Jean-Jacques Labaëre, le spécialiste du luminaire à Dourges, a relié Hénin-Beaumont à Paris en quatre jours et demi. 220 kilomètres à pied pour le plaisir et voir naître l’idée de contacter Jean-Marc Legrand, directeur du projet Louvre-Lens. La balade un peu folle entre potes venait d’un coup de se transformer en « Marche inaugurale »*. Depuis lors, une centaine de personnes s’est mobilisée pour organiser l’événement qui débutera le 21 novembre. Il s’achèvera au moment de l’inauguration. Quatre cents kilomètres sont tracés, étudiés en fonction des attraits culturels qu’ils traversent, soit cent quarante symboles de culture, musées, statues, églises, cathédrales, et châteaux. Un peu à la manière du musée du Louvre-Paris qui propose des œuvres de l’Amérique aux frontières de l’Inde et de la Chine, cette Odyssée de la culture se promènera - plus modestement - du jardin des Tuileries au Familistère de Guise ; du musée Matisse du Cateau-Cambrésis au monument canadien de Vimy. « Au départ Henri Loyrette, le PDG du Louvre, me donnera symboliquement un objet qui sera remis au Louvre-Lens, » explique Jean-Jacques Labaëre. Il ajoute en souriant : « je le placerai dans mon sac à dos ; je lui ai juste demandé que ce ne soit pas la Victoire de Samothrace ! »

Partenaires privés et publics
La Mission Bassin-minier, l’Office de tourisme et du patrimoine de la communauté d'agglo de Lens - Liévin, la Fédération française de randonnée pédestre, l’université d’Artois, le musée du Louvre, l’association Louvre-Lens, la Région, les entreprises du territoire… nombres de partenaires privés et publics apportent leur contribution. Avec bienveillance et enthousiasme. La Fédération française de randonnée pédestre travaille au « road-book », à la mise en place du chemin. Chacune des étapes sera dédiée à un thème : les étudiants en Staps ; les greffés ; les élus… et certains morceaux d’étape seront ouverts au public. Les bonnes volontés (et bons marcheurs) pourront accompagner le groupe de quinze personnes qui couvrira la totalité du parcours. À vos souliers, prêts ?


*De Paris à Lens, « L’Odyssée de la culture » est une marche exceptionnelle qui arrivera le jour de l’inauguration du musée. Elle est différente de la Route du Louvre qui est un parcours qui relie chaque année la métropole au bassin minier


par nord eclair

RANDONNÉE

L'Odyssée de la culture sur la bonne route

Publié le dimanche 17 juin 2012 à 06h00

Vimy et ses tranchées sera l'étape intermédiaire du dernier tronçon qui, le 3 décembre prochain, reliera Arras et Lens.

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Alors que l'inauguration du Louvre-Lens approche, les 12 randonneurs qui ont décidé de rallier à pied le musée parisien à son petit frère du bassin minier peaufinent leur projet fou. Mercredi, ils étaient en reconnaissance, entre Arras et Vimy, sur le dernier tronçon de leur périple.



CÉLINE DEBETTE > celine.debette@nordeclair.fr
Cartes à la main, boussoles en poche et un GPS dans le sac à dos, le petit groupe de randonneurs, parti à 9 h d'Arras, arrive au centre d'accueil de Vimy un peu après midi. « Ça a été un peu compliqué au départ, on a essayé de passer par le GR mais je pense qu'il va falloir se caler davantage sur le parcours de la Route du Louvre », analyse Catherine Staniszewski, la présidente de L'Odyssée de la culture. Ce travail de reconnaissance, les membres de l'association s'y collent depuis un an. Avec passion et conviction.
Car leur objectif est de partir le 21 novembre de la place du Caroussel de Paris, face au plus grand musée du monde, pour arriver devant son petit frère lensois le 3 décembre, veille de son inauguration. Soit 13 jours de marche sur 365 km, 3 régions, 7 départements et 120 communes traversées ainsi que 170 sites de culture et de mémoire visités.


Car c'est bien là tout l'intérêt de défi qui est de « profiter de ce périple pour se cultiver mais aussi parler aux gens ». Véritable ambassadeur du musée lensois, le groupe compte se faire le porte-parole de son ouverture partout où il passe. « Mon fils habite à côté du Louvre Paris et bien moi, je peux me vanter d'être à côté du Louvre Lens, claironne la pétillante Chantal. C'est très symbolique. » Et pour Thérèse Leclercq, « l'occasion de montrer qu'il y a aussi de belles choses à voir dans notre département ». C'est d'ailleurs ce qui a convaincu la présidente départementale de la fédération française de randonnée pédestre de soutenir ce projet un peu fou, imaginé, il y a deux ans, par Jean-Jacques Labaëre, le patron de la mythique lustrerie de Dourges.
Forte d'une vingtaine de partenaires, l'association L'Odyssée de la culture n'est pourtant pas encore parvenue à récupérer tous les fonds nécessaires.
« Il nous en manque encore qui nous permettraient notamment de payer l'essence des véhicules qui vont nous suivre, une partie de l'hébergement et de la nourriture et nos équipements car nous aimerions avoir une sorte d'uniforme floqué qui nous identifie, explique Daniel Peltier, le trésorier.
Mais quoi qu'il en soit, on ira jusqu'au bout de notre projet. » Un événement fédérateur Car en plus du but commun, une véritable amitié lie aujourd'hui les randonneurs qui, il y a deux ans encore, ne se connaissaient pas. « C'est une cliente de la Poste où je travaille qui m'a parlé de cette initiative et c'est comme ça que j'ai rejoint le groupe », raconte Martine. Et « quand on y rentre, on n'en sort plus », lâchent en choeur ses camarades. Une bonne humeur qu'ils espèrent pouvoir partager avec d'autres compagnons de marche au cours de leur périple. « On souhaite que toutes les associations de randonnée ou les particuliers fassent un bout de route avec nous, explique Catherine. Surtout pour le dernier tronçon entre Arras et Lens où on prévoit des bus pour qu'une centaine de personnes nous accompagnent dans les derniers kilomètres. »


par l'avenir de l'artois

 
Des membres de l'association l'Odyssée de la culture sont à pied d'oeuvre.
 
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Quelle fut longue la marche entreprise pour le Louvre. À six mois de son ouverture, des passionnés de randonnée sont aussi sur la ligne de départ.


Explications.
Une belle aventure, peut-être. C'est l'avenir qui nous le dira. Nous sommes en novembre 2004, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, sort de la sous-préfecture de Lens après avoir annoncé la (bonne) nouvelle de l'implantation du Louvre à Lens sur le site de la fosse 9.
À plusieurs centaines de kilomètres de là, Jean-Jacques Labaëre, gérant de la lustrerie éponyme, est en pleine randonnée, Lens-Paris, en quatre jours. C'est alors que lui vient cette idée sinon lumineuse, du moins originale : Pourquoi ne pas rééditer la chose, mais cette fois-ci en fixant le point de départ au Louvre à Paris pour arriver au Louvre à Lens. Avec cette alliance culture-sport, la symbolique est forte. Mais le projet ne reste qu'un songe, la faute à un projet longtemps en sommeil.
Une fois la première pierre posée le 4 décembre 2009, le rêve de cette marche reprend chez Jean-Jacques Labaëre. Dans un premier temps, il prend contact avec l'association Les Amis du Louvre-Lens (A2L) puis peu à peu il décide avec d'autres personnes de créer une associaton en février dernier baptisée l'Odysée de la culture. Aujourd'hui présidée par Catherine Staniszewski, c'est l'asso qui pilote le projet :« Avec la fédération française de la randonnée, on a fait les reconnaissances de parcours. » En tout, ce sont près de 365 kilomètres qui serpentent autour de 170 sites culturels entre les deux villes.
L'accueil est déjà chaleureux à croire Martine Leszczynski, une des quinze membres de l'association : « On est déjà allé voir les étapes. Des villes comme Lecluse ont des idées comme de faire un concours du Louvre vu par les enfants. Il y a un bon contact. » D'autant que les quinze membres de l'asso qui participeront à la marche de A à Z cherchent des logements à moindre coûts comme dans les salles municipales mises à disposition. « Au niveau de la course, on part sur un budget de 60 000 euros. Pour le moment, nous avons réuni 20 000 euros. On cherche encore des sponsors. » Et là, c'est encore une autre marche qui s'engage...

Maxime PRUVOST
n Marche inaugurale du Louvre-Lens du 21 novemrbe au 3 décembre ;13 étapes (dont Arras-Lens en 28 km et le Mémorial canadien de Vimy-Lens en 8 km). Rés. à l'office du tourisme 03 21 67 66 66, 3 euros par personne.

365 C'est en kilomètres la distance des chemins choisis par l'Odyssée de la culture pour ce périple qui réunit les deux musées

 

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Date de dernière mise à jour : jeudi, 01 Octobre 2015